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La SCIC du Média, c’est organisé comment ?

Il n’existe pas d’organigramme officiel actualisé de la Société Coopérative d’Intérêt Collectif du Média. En voici un confectionné par nos soins.

organigramme de la SCIC

Qui a le droit d’être candidat·e pour intégrer le Directoire du Média ?

L’article 20 des statuts de la SCIC est très clair : « A peine de nullité de la nomination, les membres du directoire ou le directeur général unique sont des personnes physiques, nécessairement prises parmi les associés de la catégorie des “salariés” de la coopérative, sans perdre le bénéfice de son contrat de travail. »

Ainsi, des salarié·e·s qui ne sont pas sociétaires ne peuvent pas prétendre être nommé·e·s au Directoire.

A ce titre il est intéressant de noter que les noms des personnes qui avaient postulé pour un remplacement au Directoire fin 2025 ne figuraient pas sur la liste d’émargement de la catégorie des salarié·e·s lors de la désignation des candidat·e·s au Conseil de surveillance en août 2026. Pour l’une, qui a quitté depuis le Média, il est possible que son départ ait mis fin au sociétariat. Pour l’autre, qui travaille toujours au Média, on peut postuler qu’il serait toujours sociétaire en 2026 s’il l’avait été en 2025. Ou bien il n’était pas sociétaire à l’époque et ne pouvait donc candidater pour le Directoire, ou bien, hypothèse moins probable, il a renoncé depuis à ses parts sociales, ce qui ne témoignerait pas, en tout état de cause, d’un fort engagement dans la coopérative tel qu’on aurait pu l’attendre de quelqu’un aspirant à siéger au Directoire.

Pour quiconque avait émis le souhait d’être membre du Directoire fin 2025, le renouvellement du Conseil de surveillance quelques mois plus tard était l’occasion de s’investir dans la structure, et d’y peser concrètement (y compris et surtout s’il y avait une discrimination raciale à combattre en son sein). Ce renouvellement reposant sur une élection, il ne s’agissait pas d’une cooptation, et donc les salarié·e·s se plaignant de ne pas avoir été choisi·e·s à la place de Lisa Lap pour remplacer Nadia Sweeny début 2026 avaient la possibilité de se faire élire dans cette instance et de pouvoir influer directement sur la nomination du prochain Directoire en 2028.


Les calomniateurs qui persistent à diffuser la légende mensongère d’une discrimination (que nous avons réfutée factuellement) ne disent pas un mot de cela et montrent une fois de plus qu’ils n’ont jamais eu le moindre intérêt pour la structure coopérative du Média.

Les organisateurs des récentes campagnes de calomnie contre le Média ont-ils partie liée avec l’extrême-droite ?

A première vue, les calomniateurs attaquant le Média en l’accusant fallacieusement de discrimination raciale ne se situent pas dans le champ de l’extrême-droite. A y regarder de plus près, ce n’est pas aussi simple : certains comptes connus ayant relayé les mensonges les plus outranciers contre la coopérative se sont en effet parfois illustrés par d’étranges accointances portant à confusion. Tel ancien journaliste du Média n’avait pas hésité par exemple à inviter autrefois une conseillère de Zemmour notoirement propagandiste du régime de Poutine, ou un lobbyiste antivax d’extrême-droite ; tel autre ancien journaliste du Média s’est mis, depuis qu’il a créé sa propre chaîne, à inviter des confusionnistes comme Asselineau, dirigeant de l’UPR, ou Nicolas Granget, patron d’un média qui donne la parole au nazi Soral ou à sa copine réac Marion Sigaut ; tel autre, dans une éphémère émission de « débat », avait laissé longuement la parole à l’avocat d’extrême-droite antivax véreux Di Vizio ; tel autre encore avait naguère invité le complotiste Michel Collon, la négationniste (du génocide rwandais) Judi Rever ou l’agent de Poutine Jacques Baud.

Mais le compte anonyme « Sauvons (sic) le Média » va plus loin : il relaie carrément une publication du torchon d’extrême-droite Valeurs Actuelles.

Relayer un article de fachos condamnés en justice pour leur racisme, voilà en réalité ce qu’on ne peut pas faire quand on se dit de gauche. Et des gens de gauche devraient tout de même se dire que si aucun média de gauche et aucune orga de gauche ne donne écho à des calomnies contre le Média, que si seule l’extrême-droite s’en empare, c’est peut-être justement que cette histoire de racisme est juste du gros bullshit. Quand ce qu’ils disent n’est gobé que par les fachos, des gens de gauche devraient se remettre en question.

Mais il y a pire. L’article de Valeurs Actuelles (que nous avons pu nous procurer sans payer), reprend mot pour mot les calomnies du compte « Sauvons le Média » et donne la parole sous pseudonyme à quelqu’un qui assène les mêmes éléments de langage et les mêmes mensonges qu’un ancien journaliste du Média (qui a lui-même plusieurs fois relayé « Sauvons le Média ») a abondamment proférés sur ses réseaux. Cela signifie que ces gens ne sont pas seulement les idiots utiles de l’extrême-droite, ils ont aussi accepté de s’entretenir avec des fachos dans le but de nuire au Média. Et ce à l’heure où les travailleur·euse·s de Radio France viennent d’obtenir par la grève l’éviction du directeur adjoint de cet hebdomadaire raciste.

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Commentaires

2 réponses à « FAQ 6 »

  1. Avatar de Mourad Guichard
    Mourad Guichard

    [NB : une modération a été effectuée sur ce message pour ôter des injures et du doxxing]
    Tu parles de Divizio passé en star sur le média tv. Mais quel est ton rôle au sein du conseil de surveillance ? Tu as validé cette collaboration ? Merci pour ton retour y compris sur les réseaux sociaux moins confidentiels que ce Skyblog de sous étage 😘

    1. Salut Mourad (ou doit-on t’appeler « Julien », désormais ?),

      Tu connais décidément bien mal le fonctionnement de la coopérative du Média. Nous sommes 3 membres des Socios Engagé·e·s à siéger actuellement au Conseil de surveillance élu en juin 2024 (mais nous serons 4 dans le prochain CS, comme quoi le vent de l’histoire souffle dans notre sens). L’émission de ton copain confusionniste calomniateur avec Di Vizio a été diffusée le 29 février 2024, donc avant le début de notre mandat. Tu ignores aussi que la rédaction du Média est indépendante et que le Conseil de surveillance n’a pas un rôle de commissaire politique.

      Le Règlement Intérieur de la SCIC ne confère pas au Conseil de surveillance une compétence de contrôle de la ligne éditoriale. Au contraire, il attribue expressément au Comité éditorial, composé des journalistes de la rédaction, le pouvoir de trancher les questions éditoriales suscitant un débat dans la rédaction (article VII du RI). Tu sais, c’est ce comité votant à main levée que tu as traité de « nazi », paraît-il.

      Cette répartition des compétences doit être rapprochée de l’affirmation, à l’article I du RI, du caractère indépendant et pluraliste du Média. Le Conseil de surveillance exerce les compétences qui lui sont attribuées par les statuts et le RI ; aucune de ces dispositions ne lui attribue un pouvoir de validation, d’arbitrage ou de contrôle de la ligne éditoriale.

      Ta question confirme donc que tu n’as jamais vraiment adhéré au modèle coopératif du Média.
      Mais, ce qui est plus étonnant, c’est que tu sembles ignorer les dispositions législatives qui garantissent aussi l’indépendance des journalistes face aux propriétaires de médias et aux instances dirigeantes. Ainsi, depuis la loi du 14 novembre 2016 relative à la liberté, à l’indépendance et au pluralisme des médias, l’article 2 bis de la loi du 29 juillet 1881 dispose que le journaliste a notamment le droit : « de refuser toute pression » et de refuser de signer un article, une émission ou une contribution dont la forme ou le contenu auraient été modifiés à son insu ou contre sa volonté.
      On sait bien que des Bolloré ou Arnault ne se gênent pas, mais, ne t’en déplaise, le CS du Média ne se comporte pas comme eux.

      Dans un arrêt du 2 juin 2021, la Cour de cassation rappelle que la « clause de cession » des journalistes, qui leur permet notamment de quitter leur entreprise lorsque son propriétaire ou son orientation changent dans certaines conditions, trouve son origine dans une loi ayant pour « but légitime d’assurer l’indépendance des journalistes et la liberté de la presse ».
      Et dans un arrêt du 4 décembre 2024, la Cour de cassation parle encore explicitement de la « garantie de l’indépendance des journalistes » et la met en rapport avec le pluralisme de la presse.
      Donc l’indépendance n’est pas simplement un principe déontologique revendiqué par les journalistes : elle est reconnue comme une finalité juridique de plusieurs mécanismes du droit français de la presse.

      En conséquence de quoi nous n’utilisons et n’utiliserons pas notre mandat au CS pour interférer sur la ligne éditoriale du Média.

      En revanche, en tant qu’abonné·e·s du Média, nous pouvons critiquer le choix de tel ou tel invité et l’angle éditorial choisi. Et nous assumons tout à fait de critiquer le fait d’inviter des gens comme Di Vizio, Galactéros, Baldan, Collon, Baud, Rever, Asselineau…

      A part ça, n’as-tu pas passé l’âge d’aller sur des skyblogs ? 🤡

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